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TALENTS DU BÉNIN De Saara Houansou à Noélie Yarigo, une présidence qui célèbre ceux qui font briller le Bénin

octobre 4, 2026 | TATA MEDIA BENIN TV

Honorer ceux qui font briller le Bénin

Romuald Wadagni n’a pas limité son action aux politiques publiques.

Le nouveau président a également voulu donner une place particulière à la reconnaissance nationale.

Le 31 juillet, veille du 66e anniversaire de l’indépendance, il a présidé la première Cérémonie nationale du Mérite et de la Mémoire.

Des élèves brillants y ont été distingués aux côtés d’acteurs de la culture, de la musique, du sport, de l’agriculture, de l’engagement social et de l’inclusion.

Sagbohan Danialou, Wally Badarou et Angélique Kidjo ont notamment été élevés dans l’Ordre du Mérite artistique et culturel.

La cérémonie doit désormais être organisée chaque année.

Devant les jeunes, le président a résumé le message autour de trois valeurs : le travail, la discipline et l’éthique.

Un message qui prend une dimension particulière dans un pays où la jeunesse constitue à la fois une force démographique majeure et l’un des principaux enjeux de l’action publique.

Angélique Kidjo, Saara Houansou, Noélie Yarigo : célébrer les réussites

Cette politique de reconnaissance ne s’est pas arrêtée à la cérémonie du 31 juillet.

Depuis l’été, chaque fois qu’un talent béninois s’est illustré, la présidence a répondu présente.

Le 18 août, Angélique Kidjo est devenue la première artiste africaine à recevoir une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Le chef de l’État a dépêché son ministre de la Culture à Los Angeles afin de représenter le Bénin à ses côtés.

Le 14 août, Saara Houansou avait offert au pays sa première victoire à The Voice Afrique francophone, à Abidjan.

Le président l’a appelée personnellement dans les heures qui ont suivi sa victoire, avant de la recevoir à la Marina le 1er septembre.

Quelques jours plus tard, le 24 août, Noélie Yarigo devenait championne du monde Masters du 800 mètres dans la catégorie W40 à Daegu.

Quelques instants après sa course, elle a reçu un appel du chef de l’État. Elle a ensuite été reçue au palais le 22 septembre pour évoquer la suite de sa carrière.

Le football féminin a également bénéficié de cette attention.

Les Amazones U20 participaient en Pologne à la toute première Coupe du monde féminine U20 de l’histoire du football béninois. Pour leur entrée en compétition, elles ont obtenu un nul 2-2 face au Mexique.

Après leur lourde défaite contre l’Argentine, le chef de l’État leur a adressé un message pour les inviter à garder la tête haute, rappelant qu’une défaite n’efface ni le courage ni le chemin parcouru.

Autre symbole : Olympe Bhêly-Quenum.

Le 21 septembre, au lendemain de son centième anniversaire, Romuald Wadagni lui a rendu hommage au nom de la nation.

L’auteur du Chant du lac, figure majeure des lettres africaines d’expression française, a ainsi été célébré par la République.

Ces gestes ne représentent pas nécessairement de lourdes dépenses pour le budget national. Mais leur portée symbolique est réelle.

Ils permettent de relier les générations : celle du centenaire Olympe Bhêly-Quenum à celle des jeunes joueuses de l’équipe nationale féminine, des artistes confirmés aux nouveaux talents.

Ils rappellent également qu’une nation qui sait célébrer ses réussites donne à sa jeunesse des modèles et des raisons de croire en elle-même.

Le vrai défi : passer de l’annonce à l’effet

Mais après les annonces vient toujours l’épreuve de la réalité.

La gratuité scolaire prendra tout son sens si les établissements disposent des salles de classe, des enseignants et des équipements nécessaires pour accueillir les élèves supplémentaires.

La prise en charge des urgences vitales devra résister à l’épreuve des hôpitaux de district et des centres de santé des zones rurales, et pas seulement à celle des grands établissements urbains.

Les subventions agricoles devront parvenir effectivement aux producteurs.

Les bus universitaires devront continuer à fonctionner au-delà de l’effet de rentrée.

Autrement dit, le véritable défi du nouveau pouvoir ne sera plus seulement de décider. Il sera d’exécuter, de contrôler et d’évaluer.

La réussite d’une politique publique ne se mesure pas uniquement au nombre de décisions prises en Conseil des ministres. Elle se mesure à ce que le citoyen constate dans sa vie quotidienne.

2027, première grande échéance

Les prochains mois permettront de mesurer la solidité des engagements pris depuis le 24 mai.

Le budget 2027 et le nouveau Programme d’action du gouvernement devront notamment préciser le cadre financier du septennat.

Il faudra y lire les moyens consacrés à l’emploi des jeunes, à la sécurité dans le Nord, au développement des six pôles territoriaux et à la poursuite des mesures sociales.

La question financière sera déterminante.

Un ministre des Finances répond principalement de l’équilibre budgétaire. Un président de la République répond aussi de ce que les citoyens vivent au quotidien.

Romuald Wadagni a choisi de commencer son mandat par le social.

Il lui reste maintenant à démontrer que ces engagements peuvent être financés, exécutés et maintenus dans la durée.

Une légitimité qui oblige

L’investiture de Parakou n’était pas l’aboutissement naturel d’une carrière. L’élection d’avril ne l’est pas davantage.

Avec 94,27 % des suffrages, Romuald Wadagni dispose d’une légitimité électorale particulièrement forte.

Mais une telle légitimité crée aussi une responsabilité particulière.

Elle oblige à gouverner pour tous les Béninois, y compris ceux qui ne se sont pas reconnus dans le scrutin.

Elle oblige également à transformer la confiance électorale en résultats concrets.

À Parakou, il y a un an, une majorité confiait ses espoirs à un homme.

Depuis le 24 mai, c’est tout le pays qui attend des résultats.

Les premiers signaux sont posés : santé, éducation, agriculture, soutien aux étudiants, développement territorial et reconnaissance des talents.

Le cap semble tracé.

Mais l’essentiel du travail reste à faire.

Car la véritable mesure d’un mandat présidentiel ne se trouve ni dans le nombre de discours prononcés, ni dans celui des décisions annoncées.

Elle se trouve dans les changements durables que les citoyens peuvent constater dans leur quotidien.

De Parakou à la Marina, Romuald Wadagni est désormais à l’épreuve du pouvoir. Et c’est dans la durée que son bilan se construira.

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